Marie-thérèse Mandeix -Degrelle

 

Thérèse Degrelle avait 16 ans en 1940 au début de la seconde guerre mondiale. Comme beaucoup de lorrains, avec ses sœurs et ses parents, ils ont choisi l'exode, et se sont réfugiés dans le Lot pensant être à l'abri des envahisseurs.


Hélas, à ses 18 ans l'occupation du sud de la France l'obligera à s'engager dans la résistance. Sa jeunesse lui interdisait de prendre les armes, mais elle participa à sa mesure en portant des messages entre les maquis du Lot.


Elle y rencontrera ses premiers amours et surtout celui qui deviendra son mari et le restera jusqu'à sa fin : Léonard Mandeix dit Léo des maquis du Lot.


La guerre finie, et cette partie sombre de l'histoire derrière elle, elle terminera son engagement dans l'armée et partira avec son amour qui entre temps était devenu le capitaine Mandeix.


Leur mission militaire les conduira à Innsbruck en Autriche ou durant 7 ans l'armée française occupa ce pays qui fut nazi.


Alors que je suis né en pleine tourmente quelques jours après le débarquement du 6 juin 44, mon frère Alain et ma sœur Claudine sont nés quelques années plus tard à Innsbruck à une période sans doute une des plus heureuse pour notre mère.


Dès le début des années 50, le retour en France, en Lorraine après la démobilisation de notre père, rend la vie de la famille beaucoup plus difficile. 3 jeunes enfants, tout recommencer après la vie militaire, même pas 30 ans, mais elle assume.


Dans cette période un peu plus compliquée des années 50 mes sœurs Mireille et Ghislaine naissent. Notre mère vit un moment difficile avec une maladie longue et éprouvante.


Notre enfance, à nous cinq ses enfants, est heureuse, notre mère toujours présente, bienveillante,  nous guide, nous éduque... Et nous mène calmement jusqu'à l'adolescence.


Les 20 à 30 années suivantes nous devenons des adultes, nous nous marrions, avons nos premiers enfants, ses premiers petits enfants.


Thérèse devient petit à petit Mamy Thé.


Durant toutes ces années, le plaisir de tous nous retrouver en famille, près d'elle n'a jamais faiblit.

Un vrai bonheur, les retrouvailles autour d'un repas, Pépé aux escargots, Mamy à la quiche Lorraine. Inoubliable.


Et puis un vrai changement avec la décision de nos parents de venir s'installer à Revel pour leur retraite.


Une nouvelle vie commençait, plus ensoleillée certes, loin de la Lorraine, mais toujours le point central de la famille, la joie le plaisir d'aller voir Mamy Thé et Pepe Leo.


Ces années tranquilles ont pourtant été ternies par la disparition de notre père en 2001.


La vie de Mamy Thé s'est poursuivie alors paisiblement malgré son chagrin d'avoir perdu celui qui était à ses côtés depuis plus de 65 ans. Notre père.


De jour en jours, de mois en mois, l'âge à fait sentir son poids. Le cœur s'est fatigué, de plus en plus. Mais toujours, sa force mentale lui permettait de prendre le dessus. Toujours elle était présente et prête à nous recevoir avec sa générosité et sa bonté.


Ces dernières semaines sa force l'a abandonné.... Elle nous a quitté laissant derrière elle une immense peine, mais un merveilleux souvenir, un héritage inoubliable, un sens de la vie incomparable....

Une vie consacrée à sa famille

 
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Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

1924

naissance

1936

adolescence

1940

l’exode

1941-1944

Saint-Céré

1944-1945

armée

2016

certificats

2013

90 ans

1949

Venise